Lifting cervical (Necklift) à Paris

Chirurgie Esthétique Pr Meningaud

Pour Aristote, il existe trois critères objectifs de la beauté : la symétrie, l’harmonie dans les proportions et la précision. Pour Charles Auguste Baud [1], la fonction est un critère intrinsèque de la beauté.

Un visage beau implique une orthognathie (une bonne congruence des arcades dentaires, une bonne perméabilité des voies aéro-digestives supérieures, un appareil occulo-moteur fonctionnel (la beauté du regard), une bonne motricité (un viage beau est souriant), etc.

Qu’est-ce qu’un lifting cervical et à qui s'adresse-t-il ?

Lifting cervical à Paris 16

Qu’est-ce qu’un lifting cervical ou necklift ?

Le lifting cervical, également appelé necklift, est une intervention de chirurgie esthétique du cou visant à corriger le relâchement cutané et musculaire de la région cervicale.

Avec le temps, le cou peut présenter un excès de peau, une perte de définition de l’angle cervico-mentonnier, des cordes platysmales, ou encore un double menton, altérant l’harmonie du visage.

Le lifting cervical permet de retendre la peau du cou, de repositionner les muscles profonds (platysma) et de redessiner la ligne mandibulaire, pour un résultat naturel et durable.

 

À qui s’adresse le lifting du cou ?

Le necklift s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes, généralement à partir de 40–45 ans, mais parfois plus tôt lorsque le relâchement est constitutionnel ou post-amaigrissement.

Il est indiqué en cas de :

  • relâchement cutané du cou
  • perte de l’ovale du visage
  • angle cou-menton effacé
  • présence de fanons ou de plis cervicaux
  • bandes musculaires verticales (cordes platysmales)
  • excès graisseux sous-mentonnier

Lifting cervical (Necklift) à Paris

Professeur Jean-Paul Meningaud Chirurgie Esthétique

Lifting cervical chirurgical profond

Il s’agit de la technique de référence. Elle associe :

  • une remise en tension du muscle platysma (platysmaplastie),

  • une reposition cutané harmonieux,

  • parfois une liposuccion cervicale complémentaire.

Cette approche permet un rajeunissement profond du cou, bien supérieur aux traitements non chirurgicaux.

Lifting cervico-facial associé

Le lifting cervical est très souvent réalisé en association avec un lifting du visage afin d’obtenir une harmonie globale visage–cou, sans rupture esthétique.

  • Anesthésie : générale ou parfois locale approfondie

  • Durée : 1h30 à 2h30 selon les gestes associés

  • Cicatrices : dissimulées derrière les oreilles et parfois sous le menton

  • Hospitalisation : ambulatoire ou courte hospitalisation

Les cicatrices sont pensées pour être les plus discrètes possibles, intégrées aux plis naturels.

Après un lifting cervical, il est habituel d’observer :

  • un œdème modéré,

  • quelques ecchymoses,

  • une sensation de tension temporaire.

Le port d’un pansement compressif ou d’une contention cervicale est généralement recommandé pendant quelques jours.
La reprise des activités sociales est possible en moyenne après 10 à 15 jours.

Les résultats sont :

  • naturels, sans aspect figé,

  • progressifs, visibles après la résorption de l’œdème,

  • durables, souvent entre 10 et 15 ans selon la qualité de la peau et l’hygiène de vie.

Le cou retrouve :

  • une peau plus lisse,

  • un angle cervico-mentonnier net,

  • une continuité harmonieuse avec le visage.

Lors d’un lifting cervical (necklift), une connaissance approfondie de l’anatomie cervicale est indispensable afin d’adapter la stratégie chirurgicale au diagnostic individuel de chaque patient. Plusieurs structures anatomiques du coupeuvent être impliquées dans le vieillissement cervical et doivent être analysées avec rigueur. Le muscle platysmaoccupe une place centrale : son relâchement, son amincissement ou sa dissociation médiane sont responsables de l’apparition des cordes platysmales, pouvant justifier une platysmaplastie avec remise en tension ou suture médiane. Les compartiments graisseux cervicaux, en particulier la graisse sous-mentonnière pré- et sous-platysmale, peuvent nécessiter une liposuccion cervicale ou une résection sélective afin de restaurer un angle cervico-mentonnier net.

Dans certains cas, le diagnostic met en évidence une hypertrophie ou une ptose des glandes salivaires sous-mandibulaires, responsables d’un bombement persistant sous l’angle de la mâchoire malgré une peau correctement retendue. Lorsqu’elles contribuent de manière significative à l’altération du contour cervical, ces glandes peuvent faire l’objet, chez des patients soigneusement sélectionnés, d’une remontée glandulaire (suspension) ou plus rarement d’une réduction partielle, dans un objectif strictement morphologique et fonctionnellement respectueux. Cette prise en charge doit être réalisée avec une extrême prudence, en tenant compte des structures vasculo-nerveuses adjacentes, notamment le nerf marginal mandibulaire, les nerfs sensitifs cervicaux, ainsi que les éléments profonds de la région sous-hyoïdienne, afin de garantir une sécurité optimale et un résultat esthétique naturel et durable.

Mon intérêt pour la région cervicale ne s’est pas construit secondairement au fil de la chirurgie esthétique, mais dès le début de ma carrière de chirurgien maxillo-facial. Cette spécialité m’a confronté très tôt à l’anatomie profonde du cou, à ses équilibres subtils, à la proximité étroite entre structures esthétiques, fonctionnelles et vitales. La chirurgie des glandes salivaires, des tumeurs cervico-faciales, des dissections ganglionnaires, des reconstructions et des abordes sous-mandibulaires m’a appris à considérer le cou non pas comme une simple zone de peau à retendre, mais comme une région anatomique complexe, tridimensionnelle et vivante. Cette culture chirurgicale, acquise bien avant la pratique du lifting cervical, influence encore aujourd’hui ma manière d’aborder le necklift : avec une attention particulière portée aux plans profonds, au respect des volumes, à la position des glandes salivaires, et à l’harmonie globale entre le visage, l’ovale et le cou. C’est cette continuité entre chirurgie fonctionnelle et esthétique qui permet d’obtenir des résultats naturels, durables et anatomiquement cohérents, loin des approches standardisées.

Le Deep Neck Lift, ou lifting cervical profond, est une approche chirurgicale avancée qui s’adresse aux patients présentant un vieillissement cervical marqué, lorsque les techniques superficielles ne suffisent plus à restaurer un contour net et durable. Cette technique repose sur un travail précis des plans anatomiques profonds du cou, au-delà de la simple remise en tension cutanée. Elle associe, selon le diagnostic, une platysmaplastie approfondie, une gestion fine des graisses pré- et sous-platysmales, un remodelage de la région sous-mentonnière, et parfois une prise en charge ciblée des glandes salivaires sous-mandibulaires lorsqu’elles participent à l’empâtement cervical. Le Deep Neck Lift permet ainsi de redéfinir de façon très naturelle l’angle cervico-mentonnier, d’affiner la ligne mandibulaire et d’obtenir un rajeunissement du cou à la fois structurel, stable et harmonieux, tout en respectant les équilibres fonctionnels et vasculo-nerveux de cette région complexe. Cette chirurgie exigeante s’inscrit dans une vision tridimensionnelle du cou, où chaque geste est guidé par l’anatomie et non par des standards, garantissant des résultats élégants et durables.

J’ai toujours été particulièrement attiré par les cous dits “difficiles”, ceux qui ne répondent pas aux schémas classiques et pour lesquels les solutions simples montrent rapidement leurs limites. Ce sont des cous marqués par une anatomie singulière, un relâchement profond, une peau épaisse ou fine de manière asymétrique, une ptose musculaire avancée, parfois associée à une hypertrophie glandulaire ou à des interventions antérieures. Ces situations exigent une lecture attentive de l’anatomie, une compréhension fine des volumes et une capacité à adapter le geste chirurgical à chaque détail. Loin d’être un obstacle, cette complexité constitue pour moi un véritable moteur intellectuel et chirurgical. Elle impose de ralentir, d’observer, de planifier, et d’aller chercher le juste équilibre entre correction esthétique, respect fonctionnel et naturel du résultat. Opérer ces cous difficiles n’est jamais un acte standardisé : c’est un travail de précision, presque d’orfèvre, où l’expérience, la maîtrise des plans profonds et la connaissance intime de l’anatomie cervicale permettent d’obtenir des transformations discrètes mais profondes, fidèles à l’identité du patient. C’est dans ces situations exigeantes que la chirurgie du cou révèle, à mon sens, toute sa noblesse.

Les techniques non chirurgicales (radiofréquence, ultrasons, fils tenseurs) peuvent améliorer légèrement la qualité de peau, mais ne remplacent pas un lifting cervical chirurgical en cas de relâchement significatif.

Le necklift reste la solution la plus efficace et la plus durable pour corriger un vieillissement marqué du cou.

Le lifting cervical est-il douloureux ?

La douleur est en général modérée et bien contrôlée par les traitements antalgiques.

Les cicatrices sont-elles visibles ?

Elles sont soigneusement dissimulées et s’estompent progressivement avec le temps.

À quel âge peut-on faire un lifting du cou ?

Il n’y a pas d’âge strict, seule l’indication anatomique compte.

Peut-on associer le necklift à une autre chirurgie ?

Oui, très fréquemment avec un lifting du visage, une blépharoplastie ou une liposuccion du menton.

Une consultation spécialisée permet :

  • une analyse précise du vieillissement cervical,

  • le choix de la technique la plus adaptée,

  • une information claire sur les résultats attendus et les suites.

Chaque cou est unique, et le lifting cervical doit être sur mesure, respectant l’identité et la morphologie du patient.