Lipoedème à Paris

Chirurgie Maxillo-Faciale Pr Meningaud

Le Lipoedème : Une pathologie peu connue.

Le lipoedème est une pathologie très peu connue à la fois du milieu médical et de la population générale.

Lipoedème à Paris 16

Chirurgie Esthétique Paris Ouest

Cette méconnaissance entraine le plus souvent une errance diagnostique des patients et donc un défaut de prise en charge. [1]Une étude en Grande Bretagne a montré que seulement 45,6% des praticiens étaient capables de reconnaître la maladie.

Cette Pathologie est caractérisée par un dépôt sous cutané de graisses au niveau des membres inférieur, supérieur ou les deux, de manière symétrique associé à un œdème de gravité variable.

C’est une pathologie chronique, progressive associée à une morbidité importante englobant des douleurs, un inconfort au niveau des membre, des ecchymoses et allant jusqu’à l’impossibilité de se déplacer avec un retentissement psychologique.

Cette maladie touche le plus souvent les femmes avec une prévalence estimée à 11% chez les femmes en post-puberté.

Les causes du lipoedème :


Les origines de la maladie ne sont pas connues. L’hypothèse de transmission familiale génétique prend de plus en plus de place.

Il a été montré que dans 15- 64 % des cas on retrouvait une atteinte familiale au premier degré (Langendoen et al, 2009). D’autres part, cette pathologie touche le plus souvent les femmes en post puberté de l’ordre de 11%, en particulier lors des changements hormonaux (puberté, grossesse, ménopause).

Cette information a fait supposer un rôle œstrogène dépendant de la maladie.

Diagnostic et signes cliniques du lipoedème:


Le diagnostic de lipoedème est basé avant tout sur l’histoire de la maladie et la clinique, après élimination des autres diagnostiques différentiels. Il doit être fait par un angiologue (phlébologue) expérimenté.

Le lipoedème touche les membres inférieurs, supérieurs ou les deux, de manière symétrique, mais sans atteinte des mains ou des pieds.

La sensibilité des membres est importante, et est associée à une sensation de lourdeur et de tension au niveau des zones affectées, qui s’aggravent au fur et à mesure de la journée.

Il existe également une douleur au toucher du membre et une tendance accrue à l’hématome.

Le diagnostic repose donc sur la présentation clinique et l’échographie des membres.

Pr Jean-Paul Meningaud à Paris 16

Lipoedème à Paris Ouest

Les diagnostics différentiels du lipoedème sont principalement l’obésité, l’insuffisance veineuse, le lymphoedème et la lipohypertrophie. La méconnaissance du lipoedème a souvent entrainé une mauvaise prise en charge de la maladie et des errements diagnostiques.

Dans l’obésité, les dépôts sous cutanés sont généralisés et proportionnés, touchant le corps entier. D’autre part les mains et les pieds sont touchés contrairement au lipoedème où ces zones anatomiques sont épargnées. L’IMC (indice de masse corporelle) peut aider au diagnostic mais dans la plupart des cas une obésité est associée au lipoedème.

Le lipoedème étant résistant au régime, il existe une absence de réduction de volume dans les régions atteintes après régime important ou chirurgie bariatrique.

Dans l’insuffisance veineuse, l’œdème est associé à une hyperpigmentation au niveau de la jambe.

Les symptômes sont souvent diminués avec l’effort et la surélévation des membres contrairement au lipoedème. On peut observer une atteinte des chevilles et des pieds.

Concernant le lymphoedème, celui-ci est le plus souvent asymétrique, touche les extrémités de membre. Il faut cependant ne pas oublier qu’un lymphoedème est souvent associé dans les stades sévères du lipoedème rendant le diagnostic difficile.

Le traitement du lipoedème est avant tout un traitement conservateur et symptomatique basé sur l’éducation du patient et le drainage lymphatique.

Cependant des études récentes ont montré un intérêt croissant de la lipoaspiration à la fois sur l’aspect esthétique et sur la symptomatologie.

Il s’agit tout d’abord d’une éducation du patient. Le patient doit tout d’abord accepter la maladie et comprendre que le principe du traitement est symptomatologique et n’a peu d’action sur l’esthétique des membres.

Il est basé principalement sur l’hygiène diététique, le drainage et la compression lymphatique, la physiothérapie et la psychothérapie.

Ce traitement permet une réduction minime du volume tissulaire de 5-10% mais a surtout une action sur les douleurs et la sensation de lourdeur de jambes.

Par ailleurs il permet de prévenir les complications telles que les lésions cutanées dans un stade avancé.

En terme de contrôle de poids, le régime diététique n’a aucun impact sur la réduction de volume des zones impactées.

Cependant le lipoedème étant un facteur de risque d’obésité, il est nécessaire que le patient puisse contrôler son poids. Cet aspect du traitement a néanmoins montré son bénéfice sur les symptômes.

Concernant les régimes anti-oxydants ou anti-inflammatoires ils n’ont pas fait leur preuve sur l’amélioration de la maladie.

La thérapie de décongestion lymphatique consiste en du drainage lymphatique manuel, de la thérapie de compression et des exercices peut permettre une amélioration des symptômes, sur la tension tissulaire et sur la progression de la composante lymphatique de la maladie.

Les exercices doivent être adaptées en fonction du patient et du stade de la maladie. Il faut privilégier les exercices qui activent les muscles de la jambe. Ils permettent une amélioration du retour veineux et lymphatique en fonctionnant en tant que pompe musculaire.

Par ailleurs du fait du gradient de pression sous l’eau, les exercices aquatiques permettent d’améliorer l’œdème et les symptômes.

Initialement perçue comme un traitement de seconde ligne, après échec du traitement conservateur, la chirurgie est de plus en plus admise comme possible traitement immédiat.

Deux options sont possibles :

La lipoaspiration du lipodème :
Elle peut être réalisée dès les premiers stades de la maladie car même s’il n’existe pas de troubles lymphatiques cliniquement, des anomalies histologiques sont déjà présentes. La réduction du volume de graisse serait un point clé dans la prise en charge et la prévention de l’oedème.

Elle a montré son bénéfice à la fois sur les symptômes tels que la douleur, la tension tissulaire, la formation d’hématome et qualité de vie mais également sur des critères objectifs tels que la circonférence de membre ou la diminution de fréquence des thérapies de décongestion

Cependant il ne faut pas omettre qu’elle n’est toujours pas prise en charge par la sécurité sociale et ne fait pas l’objet de remboursement.

La technique en elle même consiste en une lipoaspiration agressive, ce qui diffère de la lipoaspiration esthétique.

Comme dit ci dessus l’IMC < 32 est un prérequis nécessaire à la chirurgie.

La chirurgie doit être réalise sous anesthésie générale si plusieurs zones sont touchées.

Contrairement à la lipoaspiration esthétique, il faut inciser sur plusieurs zones pour pouvoir atteindre toutes les surfaces concernées. Il est nécessaire d’utiliser des micro canules et une infiltration préalable abondante.

Les suites opératoires consistent en une reprise de marche le lendemain de l’opération, un drainage lymphatique dès que possible puis une reprise de la thérapie de décongestion. Le port de vêtement de contention doit être entretenu pendant 6 mois.[2]

Le debulking chirurgical
Dans les stades très avancés de la maladie, avec une fibrose avérée des tissus ne permettant pas la lipoaspiration, une dermo-lipectomie peut être indiquée.

FAQ – Chirurgie du lipoedème

Pr Jean-Paul Meningaud

Le lipoedème est une maladie chronique du tissu graisseux, le plus souvent chez la femme, caractérisée par une accumulation douloureuse et disproportionnée de graisse, surtout aux jambes (et parfois aux bras), souvent associée à une sensibilité au toucher et des bleus faciles.

Le lipoedème donne typiquement des jambes (ou bras) qui ne dégonflent pas malgré régime/sport, avec douleurs, ecchymoses faciles, et une disproportion haut/bas du corps. La consultation permet de trier avec la lipohypertrophie, l’obésité, l’insuffisance veineuse ou un lymphœdème.

On parle plutôt d’amélioration durable : diminution du volume, de la douleur, de la gêne fonctionnelle et meilleure mobilité. Comme c’est une maladie chronique, un suivi et une hygiène de vie restent importants.

Aux patientes (ou patients) avec diagnostic probable/confirmé, symptômes (douleur, lourdeur, limitation), échec ou insuffisance des mesures conservatrices (compression, drainage, activité), et attentes réalistes.

Pas forcément, mais une stabilité pondérale aide à optimiser le résultat. L’objectif n’est pas “maigrir” mais traiter un tissu pathologique et améliorer confort/fonction.

En pratique : bilan médical/anesthésie, photos et mesures, parfois évaluation veineuse/lymphatique selon les cas, et discussion sur la compression/kinésithérapie. L’idée est d’individualiser.

Une liposuccion tuméescente, avec canules adaptées et gestes respectueux du réseau lymphatique, en cherchant un résultat harmonieux et fonctionnel plutôt qu’un “sculpting” agressif.

Le plus souvent oui (ou anesthésie adaptée au volume/aux zones). Le choix dépend des secteurs traités, du nombre de zones et de votre confort/sécurité.

Selon l’étendue : ambulatoire dans certains cas, ou une ou deux nuit quand les volumes/zones justifient une surveillance et un meilleur confort.

Le plus souvent en plusieurs temps (souvent 2, parfois 3) pour respecter la sécurité, limiter le traumatisme, et mieux contrôler la rétraction cutanée.

Cuisses, jambes, genoux, chevilles ; parfois hanches. Pour les bras, c’est discuté au cas par cas (qualité cutanée, symptômes, attentes).

Parfois. Chez certaines patientes, la peau se rétracte bien après réduction de volume ; chez d’autres, un excédent cutané peut persister. On en parle dès la consultation et on réévalue après la première étape.

Il y a généralement des courbatures, une tension, et une fatigue les premiers jours. La douleur est en général bien contrôlée par un protocole d’antalgiques + compression.

Souvent plusieurs semaines, avec un schéma précis (jour/nuit au début puis adaptation). C’est un point clé du confort, de l’œdème et du résultat.

Oui, surtout au début (selon l’œdème). Cela accélére le confort, la mobilité et la récupération et diminue la fibrose.

 

En moyenne 1 à 3 semaines selon la profession, les zones traitées et la tolérance individuelle.

Marche précoce recommandée. Sport plus soutenu souvent après 3 à 6 semaines, progressivement.

Un mieux se voit assez vite, mais le résultat se stabilise plutôt entre 3 et 6 mois, parfois jusqu’à 9–12 mois selon l’importance de l’œdème.

Les cellules graisseuses retirées ne reviennent pas, mais le lipoedème reste une maladie : variations hormonales, prise de poids, et évolution naturelle peuvent influencer l’aspect. D’où l’intérêt du suivi.

Souvent, la douleur diminue nettement, mais ce n’est jamais une promesse “zéro douleur”. L’objectif est une amélioration significative et durable.

Comme toute chirurgie : hématome, infection, irrégularités, troubles sensitifs transitoires, phlébite/embolie (prévention systématique), troubles de cicatrisation rares. On en discute clairement en consultation.

Le risque est faible si la technique est prudente et le parcours bien encadré, mais il existe. C’est précisément pour cela que l’indication, la planification et le suivi comptent autant.

Ce n’est pas incompatible : on adapte le parcours, parfois avec avis spécialisé et stratégie de compression/traitement veineux si nécessaire.

Non. On évite toute chirurgie de ce type pendant la grossesse et l’allaitement, et on reprogramme ensuite à distance.

En général : consultation diagnostique, plan de traitement (zones/temps opératoires), consultation d’anesthésie, intervention, suivi rapproché, compression + kiné/drainage, puis contrôles à moyen et long terme.

Historique (symptômes, évolution, grossesses, variations hormonales), traitements essayés, photos anciennes si disponibles, et éventuellement comptes rendus/échos si déjà réalisés.

Oui, avec consentement, pour documenter l’évolution et objectiver les résultats (mesures, angles, proportions), dans un cadre strictement médical.

La chirurgie du lipoedème améliore parfois l’aspect de peau, mais la cellulite a ses propres déterminants. On peut en parler, sans promettre un effet “anti-cellulite” systématique.

Non hélas. Je préfère l’aborder de façon transparente.

Un objectif fonctionnel et esthétique : jambes/bras plus légers, moins douloureux, meilleure mobilité, silhouette plus harmonieuse — avec une stratégie progressive et sécurisée.