Que penser de la cytoponction et de la biopsie ?

La cytoponction, à condition d’être interprétée par un cytologiste chevronné, permet dans bon nombre de cas de donner le diagnostic. Il existe cependant un risque de piquer à côté de ce que l’on veut analyser (foyer de cancérisation au sein d’une tumeur). Dix pourcents des examens ne sont pas contributifs par insuffisance de cellules à analyser dans le prélèvement. Le risque d’essaimage par ponction à l’aiguille fine (25-gauge) semble théorique si la technique de prélèvement est correctement réalisée. Trois ponctions par tumeur sont néanmoins nécessaires si l’on veut limiter le nombre de cytoponctions non contributives.  La  fiabilité du diagnostic malin ou bénin n’est pas absolue (92% environ). La discrimination entre les différents types de tumeurs bénignes (83%) et surtout de tumeurs malignes (moins de 50%) est plus difficile. La combinaison de cet examen avec l’IRM améliore l’efficience sans toutefois atteindre une efficience de 100%.

 

 

 

L’étude histologique de toute la glande est de très loin l’examen le plus fiable.

 

 

 

La biopsie est contre-indiquée car il existe un risque important de lésion du nerf facial et d’essaimage d’un cancer ou d’un adénome pléomorphe.